Quand l'histoire se met à bégayer, elle nous offre d'innombrables curiosités ! C'est, évidemment, un gentil euphémisme pour évoquer les erreurs ou la simple méconnaissance de transcription des patronymes à une époque où la personne qui venait, par exemple pour faire baptiser son nouveau-né, ne savait pas toujours écrire son propre nom.
C'est ainsi qu'on rencontre les écritures suivantes, phonétiquement proches, dans les registres paroissiaux des Côtes d'Armor :
GUERVENAU (6 actes enregistrés),
GUERVENAUX (1), GUERVENEAU (1), GUERVENO (621), GUERVENNO (39), GUERVENOU (225), GUERVENNOU (18).
Après les GUERVENO, les GUERVENOU sont les plus représentés avec 225 actes enregistrés mais ont-ils la même origine que les GUERVENO ?
La localisation par commune ne laisse pas de doute : l'origine du nom est bien la même. Sans doute, les communes majoritaires ne sont pas les mêmes mais toutes sont regroupées à proximité des précédentes et la moitié d'entre elles comptent à la fois des GUERVENO et des GUERVENNOU.
Allons plus loin avec d'autres formes orthographiques :
KERVENO (107 actes enregistrés), KERFENO (1), KERVENNO (3), KERVENNOU (1), DE KERVENO (2), KERVENOT (3), KERVENOU (1), QUERVEAU (1), QUERVENO (54), QUERVENOU (2).
Encore une fois, les communes sont localisées dans le même périmètre ou presque que les GUERVENO... même si l'on peut s'interroger sur un développement local particulier. En effet, la commune de Gausson est majoritaire. Elle précède Mur de Bretagne (2e) et St Gilles Vieux Marché (3e), communes qui sont au cœur de la région d'origine.
Quelques lectures laissent penser que l'interprétation phonétique, courante et compréhensible à cette époque, ne change rien à la réalité d'existence d'une seule et même famille GUER-KER-QUER...