La période 1600-1900 le montre : les GUERVENO n’habitaient pas sur les côtes !Quand on regarde la liste des communes où ont été célébrés des baptêmes, des mariages, des enterrements avec un GUERVENO, au cours de cette période, on en déduit forcément qu'ils étaient des habitants de l'intérieur.
Des paysans ? Possible, dans la mesure où il s'agit de communes rurales et d'une période de l'histoire où l'agriculture est l'activité la plus représentée... mais il peut s'agit d'artisans, de commerçants et de bien d'autres métiers. Il nous faudra y revenir.
Les registres paroissiaux mis à disposition par le Conseil Général des Côtes d'Armor concernent, pour l'essentiel, la période qui s'étend, très approximativement, de 1650 à 1850 (quelques mentions plus anciennes ou plus récentes existent ; elles sont rares).
Au total, 621 enregistrements existent pour le patronyme GUERVENO et la plus ancienne mention concerne, en 1618, un baptême à Mur de Bretagne.
La localisation, quand elle est possible, donne un résultat étonnant par sa concentration au sud-ouest des Côtes d'Armor :
> 14 communes jointives dont les plus importantes sont Saint Mayeux et Corlay,
> un petit groupe, très proche, de 3 communes jointives autour de Caurel,
> 3 communes isolées dont 2 sont véritablement excentrées.
Ces événements qui couvrent plus d'un siècle permettent d'évoquer une période plus longue que celle que nous avons vue avec les naissances.
Ici, pas de migration ou de diffusion qui pourrait être quantifiable : les communes sont si proches les unes des autres que l'idée qui vient à l'esprit est plutôt celle d'un monde rural attaché à sa terre.
Mais c'est peut-être une interprétation abusive ?